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Grand reportage

Podcast Grand reportage
RFI propose un grand reportage réalisé par les envoyés spéciaux et les correspondants de la rédaction, partout dans le monde. Diffusion du lundi au jeudi vers t...

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  • Taiwan secoué par les infiltrations chinoises
    Achat d’influenceurs taiwanais, expulsion d’épouses chinoises prônant l’invasion, scandales d'espionnage dans l’armée, liens troubles d’hommes politiques qui multiplient les voyages en Chine. À Taïwan, les scandales autour du Front uni, le réseau d’influence de Pékin sur l’île, se multiplient, et la société taïwanaise est sur le qui-vive. De notre envoyé spécial à Taiwan,Panneau en bois vert dans la main, gilet blanc sur les épaules sur lesquels sont inscrits les mêmes caractères « Ba mian ». Cette expression désigne le mouvement de révocation historique qui traverse l’île, où fleurissent ces rassemblements pour récolter les signatures nécessaires pour éjecter de leur siège une trentaine de députés du KMT, le parti conservateur. Cette formation majoritaire au Parlement est accusée de « paralyser la cour constitutionnelle de baisser le budget, mais aussi d’être beaucoup trop proche de la Chine, résume Rebecca Guo, 33 ans. La jeune femme fait partie d’un mouvement citoyen récoltant le seuil de signatures nécessaires pour organiser une réélection dans sa circonscription de Xinzhu (Hsinchu), dans l’ouest du pays. « Le Kuomintang a des parlementaires élus dans notre pays mais qui servent les intérêts du Parti Communiste Chinois ». Dans son viseur, notamment Fu Kun-chi, chef du KMT au Parlement, adepte des voyages sur le continent. « Ils ne reçoivent pas forcément de l’argent directement, mais des cadeaux, des produits qui viennent d’usines chinoises et cela met en danger la démocratie taïwanaise ». La mutation de ce mouvement citoyen « Bamian », parti d’un rejet des blocages à l’assemblée à une dénonciation des infiltrations chinoises, est symptomatique de l’importance prise par le sujet ces derniers mois à Taiwan.Faire infuser l’idée de l’unificationPourtant cette stratégie d’influence de Pékin, mise en place par le Front uni n’est pas nouvelle. «L’idée est de nouer des amitiés en dehors du Parti et les préserver pour appliquer ses objectifs politiques, explique Liu Wenbin, ancien chercheur au Bureau d’enquête du ministère de la Justice qui a passé près de 40 ans à travailler sur les infiltrations chinoises pour cela ils utilisent des relais différents comme les temples et Mazu». Cette déesse des océans fait l’objet d’un culte des deux côtés du détroit, et des centaines de milliers de taiwanais partent en pèlerinage dans la province chinoise du Fujian chaque année. Un culte qui a fait l’objet d'inquiétudes à Taiwan, car utilisée selon certains pour faire infuser l’unification dans l’esprit des 23 millions d’habitants de l’île. Des liens historiques, comme ceux qu’entretiennent les élus du KMT avec le continent, mais la succession d’affaires a de quoi interroger.En décembre, deux influenceurs ont publié un documentaire sur les méthodes du Front uni, le réseau qu’utilise le PCC (Parti Communiste Chinois), pour promouvoir l’arrivée de Taïwan sous son contrôle. Chen Bo-yuan, rappeur et créateur de contenus, a décidé après plusieurs années passées à défendre ouvertement l’unification sur les réseaux sociaux taiwanais, a décidé de retourner sa veste et de piéger ses anciens partenaires. Il révèle comment le Front uni achète des influenceurs taiwanais pour faire infuser son discours. « Des officiels en Chine me disaient : « tu as vu ce qui se passe à Taiwan ? Tu peux faire une vidéo ? Et comme ça je faisais une chanson ou un clip pour critiquer le gouvernement ou les États-Unis », explique Chen Bo-yuan à RFI. En revenant en Chine, il rencontre un intermédiaire qui assure que la Chine imprime des cartes d’identité chinoises à de jeunes Taiwanais, attirés sur le continent pour créer leur entreprise.Trois fois plus de cas d’espionnageEn janvier, un général à la retraite a été mis en examen avec cinq complices pour « violation de la sécurité nationale », accusé d’avoir été mandaté par la Chine pour réunir des forces à l’intérieur du pays en cas d’invasion. L’année dernière, 64 personnes ont été inculpées pour espionnage au service de la Chine, trois fois plus qu’en 2021. Une affaire en décalage avec ce que l’avocat spécialisé sur les affaires dans l’armée, Nie Rui-yi a constaté dans ses dossiers. « Avant, le PCC visait surtout des soldats en service actif, avec des grades moyens ou élevés pour obtenir des renseignements, explique l’ancien juge à la Cour martiale, maintenant quel que soit votre rang, votre statut militaire, ils s’intéressent à vous. Que ça soit pour développer le réseau à l’intérieur de Taïwan, ou simplement pour filmer une vidéo en uniforme où le soldat prête allégeance au Parti pour leur guerre psychologique, tout les intéresse ».La semaine dernière, Yaya à Taiwan, une influenceuse chinoise a vu son permis de résidence sur l’île annulé, après avoir défendu une invasion de l’île. Les affaires politiques, elles, et les accusations de corruption d’élus au profit de Pékin sont fréquentes, notamment venus du camp démocrate (DDP). Alors face aux difficultés que représente une invasion, est-ce que la Chine a intensifié ses efforts pour une absorption douce de Taiwan ? «Difficile de déterminer, répond Liu Wen-bin. Est-ce qu’ils infiltrent plus ? Ou est-ce que nos capacités à les détecter se sont améliorées ?»Face à l’émoi collectif, particulièrement au sein de son propre camp le président Laï Qing-de, « un dangereux séparatiste », selon Pékin, a annoncé en mars 17 mesures pour lutter contre les tentatives d’absorption douce de l’île. Parmi elles, la restriction des conditions de visas pour les résidents chinois, une enquête sur les fonctionnaires qui disposent de cartes d’identité chinoises et sur les voyages d’élus vers le continent, mais aussi le retour des tribunaux militaires, vieil héritage de la dictature, afin de juger les espions dans l’armée. Une dérive dangereuse pour le KMT, «notre gouvernement ne peut pas utiliser cela comme excuse pour restreindre nos libertés, assure Chance Hsu, directeur adjoint des Affaires internationales du parti. Nous estimons que soutenir l’unification reste dans le domaine de la liberté d’expression». Le jeune homme met en garde face à une rupture trop forte des liens avec Pékin, qui, face à son incapacité de séduire Taiwan grâce à la méthode douce, pourrait avoir recours à la force.
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  • Saint-Nazaire : un port d'attache pour les réfugiés ukrainiens
    Plus de 3 ans après le début de l'invasion russe, Moscou continue de grignoter l’Ukraine par son flan Est. Parallèlement, sous la pression des États-Unis de Donald Trump, la question d'un potentiel cessez-le-feu n'a jamais été autant d'actualité. Pour les quelque 7 millions d'Ukrainiens qui ont quitté leur pays, globalement, la question d’un retour à la maison ne se pose pas encore.Ils sont près de 90 000 sur le sol français. Partis dès le début de la guerre, ils ont reconstruit, tant bien que mal, en 3 ans, une nouvelle vie en France.Après Paris et Lyon, c'est à Saint-Nazaire qu’ils sont le plus nombreux.Une ville moyenne, un port de la côte ouest, dont les liens avec l'Ukraine expliquent ce regroupement d’exilés, devenue une communauté très intégrée.«Saint-Nazaire : un port d'attache pour les réfugiés ukrainiens», un Grand reportage de Marie Casadebaig. 
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  • Gabon : le Général Oligui Nguéma, entre rupture et continuité de l’ère Bongo
    Les Gabonais sont appelés aux urnes le 12 avril 2025. Pour une élection présidentielle marquant la sortie de la transition, mise en place après le renversement du président Ali Bongo par les militaires le 30 août 2023. Son chef, le général Brice Clotaire Oligui Nguema sera candidat face à sept autres postulants pour poursuivre ce qu’il appelle la « restauration » du pays. Pour cela, il n’hésite pas à se placer dans les pas d’Omar Bongo dans sa pratique du pouvoir, en premier lieu dans la province dont les 2 hommes sont originaires : le Haut-Ogooué, dans l’est du pays.«Gabon : le Général Oligui Nguéma, entre rupture et continuité de l’ère Bongo», un Grand reportage, à Franceville, de François Mazet.
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  • «Le supplément du dimanche» du 30 mars 2025
    Dans le supplément de ce dimanche, en première partie, direction l'Égypte, où l'excision est largement pratiquée et demeure un traumatisme pour des millions de femmes. En deuxième partie, direction l'Espagne. La course à la neutralité carbone est lancée en Europe. En Andalousie, il n'est pas rare que des paysans se fassent exproprier dans le but que leurs terrains agricoles soient transformés en parcs de panneaux solaires. Excision, la dignité mutilée des femmes égyptiennes L’excision. Rien qu’à l’évocation de ce mot, le traumatisme de millions de femmes ressurgit. Ablation du clitoris, mutilation des lèvres… Cette procédure violente est un des symboles du patriarcat, une tradition perpétrée au nom d’une soi-disant pureté. Et elle est particulièrement répandue dans un pays : l’Égypte.Théoriquement, l’excision y est interdite par la loi, c’est donc un crime. Mais dans les faits, elle est largement pratiquée. En Égypte, près de 9 femmes sur 10 auraient subi cette mutilation.Nous vous emmenons aujourd’hui suivre le combat de celles qui tentent de résister, et de soigner leur corps et leurs âmes.Un Grand reportage d'Alice Moreno qui s'entretient avec Jacques Allix.Espagne : Touche pas à mon olivier, le monde rural andalou en guerre contre l’énergie solaire L’Union européenne a promis d’atteindre la neutralité carbone dans 25 ans, et pour y arriver, les pays sont lancés dans une course à l’énergie renouvelable. C’est particulièrement le cas, en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, qui est l’une des régions les plus ensoleillées d’Europe. Là, plusieurs centaines de fermes solaires de grande ampleur sont en cours de développement. Oui, sauf que pour installer tous ces panneaux, les autorités espagnoles rachètent des terrains agricoles, et exproprient, parfois de force, les paysans. Le solaire est d’un coup devenu bien moins populaire.Un Grand reportage de Noémie Lehouelleur qui s'entretient avec Jacques Allix. 
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  • «Le supplément du samedi» du 29 mars 2025
    Le Grand reportage week-end de ce samedi est consacré entièrement au changement climatique et à ses conséquences. En première partie, direction le Tchad, à Farchana, où les populations souffrent de ce que le changement climatique leur inflige. Avec la déforestation et la raréfaction de l'eau. En deuxième partie, direction la Bolivie, avec les incendies de forêts de plus en plus fréquents et dévastateurs. Tchad : Farchana, face à une double crise climatique et humanitaire Aujourd’hui, Grand reportage vous emmène tout à l’est du Tchad, dans la province du Ouaddai. Entre Abéché, la capitale provinciale et Adré, ville frontière avec le Soudan, se trouve une petite bourgade d’à peine 7 000 habitants, Farchana. Construite sur du sable, cette ville connait de nombreux bouleversements. Le réchauffement climatique et la déforestation qui frappe la région ont érodé ses sols. Et l’eau se fait de plus en plus rare.À cette crise climatique, s’ajoute le drame humanitaire. Depuis 2003, plus de 50 000 réfugiés soudanais se sont installés à Farchana. Et bien d’autres pourraient arriver à cause du conflit qui perdure au Soudan. Les habitants craignent donc que cela affecte leurs ressources. Alors comment survivre dans ces conditions ? Comment se passe la coexistence entre la population tchadienne et les réfugiés ? Un Grand reportage d'Igor Strauss qui s'entretient avec Jacques Allix.  Bolivie : feux de forêt massifs et déforestation menacent la biodiversité Chaque année en Bolivie, des millions d’hectares sont dévastés par les incendies. En 2024, les feux ont été d’une ampleur sans précédent, dix millions d'hectares, l’équivalent de deux fois et demie la superficie d’un pays comme la Suisse, ont été réduits en cendres. Plusieurs mois après la fin des feux, leurs conséquences se font toujours ressentir : communautés sans production agricole pour se nourrir, personnes âgées à la santé encore précaire à cause des fumées et, bien sûr, la forêt et sa biodiversité qui peinent à se remettre de cet épisode. Un Grand reportage de Nils Sabin qui s'entretient avec Jacques Allix.
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Über Grand reportage

RFI propose un grand reportage réalisé par les envoyés spéciaux et les correspondants de la rédaction, partout dans le monde. Diffusion du lundi au jeudi vers toutes cibles à 19h40 TU. Et à 03h10 TU du mardi au vendredi. Le samedi et le dimanche à 09h10 TU, Jacques Allix, rédacteur en chef de l'information monde vous présente une version enrichie, sur 50 minutes avec la diffusion de deux Grands Reportages et à l’issue, un entretien avec leurs auteurs. 
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